samedi 2 décembre 2017

Plainte pour mise en danger de la vie d'autrui....


Bonjour,
nous nous sommes retrouvés une cinquantaine de toutes nationalités frontalières ce samedi à Thionville pour porter plainte contre:
> Le ministre de l'écologie
> le 1er ministre et
> EDF
> Pour "mise en danger de la vie d'autrui".
> Chacun, par rapport à son lieu de résidence, a pu faire part dans sa déposition des préoccupations liées à la sécurité  concernant la centrale de Cattenom, notamment liées :
> -à sa vulnérabilité face au terrorisme,
> -à la vétusté de l'installation qui atteind les 30 ans d'âge et qui rempile pour une décennie voire sans doute deux.
> -aux multiples problèmes qui l'affectent régulièrement, comme d'ailleurs toutes les centrales Françaises.
> -
> La lenteur de la déposition (une seule personne pour recevoir les doléances) n'a pas permi à tous de porter plainte. Mais tout le monde peut encore le faire dans les jours qui viennent en tant que simple citoyen, de préférence au commissariat de Thionville maintenant aguerri à cet exercice!!!
>
> Cet action/évennement a été simultané dans 5 villes Françaises: Bordeaux, Bugey, Thionville, Gravelines et Fessenheim.
> Voir cidessous le reportage de FR3 Lorraine (à 3 minutes du début) JT 12/13 Lorraine
> et ci dessous le communiqué de Charlotte Migeon du réseau Sortir Du Nucléaire
>  
> Pour Sortons Du nucléaire Moselle
>  
> F.Drapier, Lyonel Deutch, Yvette Ripp et Maryse Daneyse
>

Communiqué de presse - 2 décembre 2017

Des centaines de citoyens portent plainte pour dénoncer l'insécurité nucléaire

>
> Ce samedi 2 décembre, on a pu observer des files d’attente se former devant les commissariats de Colmar, Thionville, Bordeaux, Dunkerque et Lyon : en tout, ce sont pas moins de 250 personnes qui ont déposé plainte pour « risque causé à autrui », afin de dénoncer l’insécurité générée par les centrales nucléaires implantées à proximité de leur domicile [1].
> Certaines d’entre elles avaient même fait le trajet depuis la Belgique, l’Allemagne, la Suisse et le Luxembourg. Leur acte rappelle que les installations nucléaires françaises situées près des frontières menacent aussi nos voisins européens, qui seraient aux premières loges en cas d’accident.
> Le Réseau “Sortir du nucléaire“, tout comme Greenpeace, soutient cette démarche citoyenne. Alors que les menaces sur la sûreté et la sécurité des sites nucléaires n’ont jamais été aussi élevées, l’inquiétude de ces riverains est légitime et fondée. Vulnérabilité des installations nucléaires aux agressions extérieures [2], vieillissement des centrales et des usines, réacteurs équipées des pièces aux aciers défectueux, incapacité d’EDF à assurer une maintenance correcte de ses équipements : l’état du parc nucléaire existant n’incite pas à l’optimisme. Et que dire des risques à venir avec l’EPR de Flamanville, dont la cuve défectueuse a été validée au prix d’entorses aux principes de sûreté ?

> Cette situation plaide pour la mise en place en urgence d’une sortie du nucléaire, avant que ne survienne un accident ingérable..

>
Notes :
> [1] Respectivement Fessenheim, Cattenom, Blayais, Gravelines et Bugey
> [2] Voir à ce sujet le documentaire Sécurité nucléaire : le grand mensonge, d’Éric Guéret et Laure Noualhat, qui sera diffusé le 5 décembre à 20h50 sur Arte.
> Chargée de communication :
> Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

samedi 23 septembre 2017

PERQUISITIONS A BURE MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2017

Suite aux perquisitions et répressions policières menées ce mercredi 20 Septembre 2017, SDNM a appelé à un rassemblement devant la préfecture de Metz à 18h30 et publié ceci:

COMMUNIQUE DE PRESSE SORTONS DU NUCLEAIRE MOSELLE
Stop à la répression Policière en marche à BURE !
Stop à la poursuite du projet CIGEO!
l'association Sortons du Nucléaire Moselle dénonce avec force l’opération de perquisition sans précédent  qui a eu lieu ce matin à la maison de la résistance à Bure ainsi que dans divers lieux de vie en Meuse d’opposant.e.s à Cigéo.
Après les violentes répressions policières  de la mi-Août faisant suite à toute une série d'actions juridiques contre des militants du mouvement anti-nucléaire, ce sont encore les forces qui génèrent le désordre qui ont ce matin investi plusieurs lieux de résistance à l'implantation de CIGEO.
Par ces actions, le gouvernement actuel montre bien son total soutien à l'industrie nucléaire toute puissante. Il montre aussi par la même son adhésion et sa soumission à cette industrie qui porte en son sein tout ce qu'incarne le totalitarisme: absence de concertation démocratique, mensonges, omerta, corruption, répression policière.
Le gouvernement doit ouvrir les yeux rapidement et reconnaître l'impasse écologique, technique et financière dans laquelle les dirigeants et les scientifiques ont engagé le pays depuis 1/2 siècle .
Nous sommes là aussi pour dénoncer les mensonges de l'ANDRA qui dans sa communication ne cesse de donner à ce projet une valeur écologique majeure alors que par ailleurs, il est mis à mal  par les rapports même de l'Autorité de sûreté nucléaire et de l' Institut de radioprotection de sûreté Nucléaire.
Ensemble, nous apportons notre soutien total à tous les opposants sur place à Bure et sur les lieux de luttes. 
Pour plus d'info, aller sur les site de l'Est Républicain ou cliquer sur:
celui de Reporterre

mardi 23 mai 2017

apres les 300 000 pas, le point sur BURE

Bure : Vote illégitime, débâcle juridique, escalade policière : l'inexorable fuite en avant de Cigéo !


Village en état de siège pour le vote du conseil municipal de Mandres la semaine passée, manifestation des 300000 pas à St Dizier sous haute surveillance, hélicoptère en rase-motte au-dessus de Bure hier, gendarmes mobiles déployés avec casques et boucliers devant le sud du Bois Lejuc ce matin : on ne peut pas dire que la préfecture et l'Andra jouent la carte de la désescalade !
Pourtant la situation n'est pas rose pour le projet Cigéo : après une première déconvenue cinglante le 1er août dernier devant le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc, qui avait abouti à conclure à l'illégalité des défrichements dans le Bois Lejuc et y interrompre tous travaux, l'Andra s'est à nouveau vue déboutée en appel ce lundi 22 mai. Et loin de faire profil bas, elle a continué à laisser ses vigiles parader autour et dans le Bois Lejuc tout au long des derniers mois alors que ceux-ci ont fait l'objet de plusieurs plaintes pour violences; elle avait par ailleurs tenté de forcer un passage avec ses machines dans le Bois Lejuc en janvier dernier, provoquant le scandale lorsqu'un de ses ingénieurs avait versé de l'essence sur des militant.es agrippés à une barricade entravant un chemin d'accès. Chacune de ses tentatives de passer en force s'est soldée par une levée de boucliers et une amplification de la mobilisation à Bure contribuant à révéler une stratégie agressive et précipitée, derrière le vernis d'acceptabilité sociale mis en oeuvre au cours de la dernière décennie.
Tant d'assurance frise l'autisme et témoigne au mieux d'une dangereuse incompétence et en tout état de cause d'une consternante inconséquence. D'une entreprise qui prétend garantir la sécurité de l'enfouissement de déchets radioactifs durant plusieurs dizaines d'années, on ne peut que s'inquiéter de tant d'amateurisme : au-delà d'une communication bancale, de pratiques proprement mafieuses, depuis plusieurs mois l'Andra démontre son incapacité la plus totale à faire face à une situation qui la dépasse. Les nombreux recours intentés contre l'agence au cours des derniers mois dévoilent chaque jour davantage la fragilité d'un projet Cigéo qui multiplie les plans sur papier glacé mais peine à en démontrer la viabilité sur le terrain.
A travers desétudes environnementales (volontairement) bâclées, des acquisitions foncières très agressives, une politique de pots-de-vin grossière, l'Andra a dévoilé avec le village de Mandres-en-Barrois et le Bois Lejuc un sombre visage pour l'avenir du sud-Meuse tout entier : non-contente de graisser la patte aux conseillers municipaux de ce village de 136 habitant.es pour s'assurer d'un vote d'échange du bois en sa faveur, elle se repose depuis plusieurs mois sur un maire qui se débat pour sauver une barque prenant l'eau de tous côtés. Au final, ce n'est pas à Châtenay-Malabry, au siège francilien de l'Andra qu'on assumera une plainte pour faux et usage de faux contre le maire, ni qu'on fera face au recours de 35 habitant.es contre un vote entaché de conflits d'intérêt, ni même qu'on devra administrerune commune divisée et éreintée par des enjeux qui la dépassent.
La politique de la carotte et du bâton prend de plus en plus l'allure du bâton avec une carotte qui a le goût des fausses promesses. Les maires se rebiffent, les langues des riverains se délient, la rancoeur s'enracine. Pourtant la préfecture et l'Andra continuent d'avancer main dans la main, la première se faisant complice de la seconde pour dissuader et intimider l'opposition, aussi bien des militant.es engagées sur place que des habitant.es qui hausseraient un peu trop le ton. Les vexations policières se multiplient à travers les contrôles et contraventions routières, de plus en plus constants, et les convocations en audition libre pleuvent sur les soutiens proches de la lutte contre Cigéo.
Sous prétexte de prévenir des dégradations qui ne datent pas d'hier mais ont systématiquement touché les installations de l'Andra au cours de 20 dernières années, de lutter contre la radicalité d'une poignée de militant.es déterminées à ne pas céder du terrain, la préfecture et son exécuteur, l'omniprésent commandant Dubois, recourent depuis peu à des moyens policiers de plus en plus hallucinants et disproportionnés : on est passé en quelques mois aux jeeps et camions militaires, drones de surveillance, caméras embusquées, grilles anti-émeutes dans les rues de Mandres, hélicoptère en ronde toutes les semaines, patrouilles quotidiennes filmées devant la Maison de Résistance, déploiement systématique de gendarmes mobiles au moindre de nos évènements.
N'inversons donc pas les choses : d'avis général, le climat est bien plus paisible lorsqu'aucun gendarme ou vigile ne paraît à l'horizon. S'il doit y avoir des responsables à l'escalade récente dans la conflictualité, c'est sans aucun doute la préfecture et l'Andra qui créent un climat détestable de tension permanente. Il ne faut dès lors pas s'étonner que les esprits s'échauffent devant l'humiliation quotidienne de contrôles et de la surveillance, et devant la tension énorme que provoquent les incursions policières très régulières aux abords du Bois Lejuc. La patience est à bout comme en témoigne entre autres l'explosion de colère jeudi dernier à Mandres lorsque les gendarmes ont interrompu et bousculé un hommage à un militant décédé pour livrer passage au maire du village. La communication ampoulée et ennuyeuse de l'Andra a cédé la place à la brutalité méprisante de la préfecture : le ton est donné, si ce n'est de mauvais gré, le projet Cigéo s'imposera par la force de la matraque !
C'est cette logique de violence aveugle qui a pris le pas à Notre-Dame-des-Landes et déclenché un formidable élan de solidarité nationale et internationale. Si ce n'est la détermination constructive des alternatives sociales et politiques que nous opposons à Cigéo et son monde, ce sera sans aucun doute la répression qui fait chaque jour de Bure un peu plus le Notre-Dame-des-Landes de l'est de la France. Les médias et centaines de personnes qui affluent depuis des mois ne s'y trompent pas : ce n'est plus simplement une histoire de projet d'enfouissement de déchets nucléaires mais un aménagement capitaliste et hostile du monde dont il est question ici et dans le réseau de plus en plus riche et dense des zones en lutte partout dans le monde.
De Standing Rock à Hambach, en passant par Nddl ou Rosia Montana, c'est une seule et même lutte transversale qui se dessine dans les pratiques et les convictions !
Automédia de Bure
Contact presse 07 53 54 07 31 / automedia.bure@riseup.net / www.vmc.camp

dimanche 21 mai 2017

300 000 pas sur SAINT DIZIER

Ce samedi 20 mai 2017, 700 militants venus de toute la région Grand Est se sont retrouvés dans la Haute Marne à Saint Dizier pour protester contre la Nucléarisation galopante du territoire.
Un convoi d'une vingtaine de véhicules bien identifiables partis du laboratoire de l'ANDRA à 9h30 le matin, se sont rendus sur les différents sites du territoire investis par l'industrie nucléaire:
Gondrecourt le Château, Void-Vacon, Velaines,...
Sur chacun de ces lieux, ils ont dénoncé les ramifications de cette industrie dont l'implantation est souvent méconnue des riverains . Plus de renseignements:cedra52.fr 



Quelques membres du cortège n'ont pas manqué de s'arrêter à Bar Le Duc devant la permanence de Gérard Longuet l'instiguateur félon de tout ce projet, afin d'y déposer quelques fût radioactifs et une gerbe "aux irradiés inconnus".


La manifestation dans les rues de St Dizier s'est déroulée dans le calme malgré un service d'ordre surdimensionné de Bure à St Dizier en passant par Bar le Duc





 Un beau geste symbolique est venu enrichir ce beau rassemblement. 2 jeunes ont escaladé la statue érigée sur la place de la mairie pour y accrocher le célèbre BURE STOP, montrant ainsi que la lutte est loin d'être terminée
http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haute-marne/chaumont/manifestation-anti-nucleaire-reunit-600-personnes-haute-marne-1257931.html


mercredi 26 avril 2017

LES PROCHAINES ACTIONS...

Chers amis,
Après 3 jours d'un Salon BIO bien rempli avec de nombreux contacts  de belles discussions et une conférence sur "Le Grand Est poubelle nucléaire de la France?", regardons les prochaines actions de terrain sachant que ce n'est pas du côté des résultats de la présidentielle que nous verrons émerger des solutions et des actions environnementales efficaces pour l'avenir.

Dimanche 14 Mai 
Sortons du Nucléaire sera présent  à Ancy sur Moselle


 Samedi 20 Mai
Tous à SAINT DIZIER pour les 300 000 pas contre CIGEO
Tous les renseignements sur:
www.cedra52.fr/300000
CAR:
 
http://vmc.camp/2017/04/26/le-bois-lejuc-est-expulsable-sans-delais/

LE BOIS LEJUC EST EXPULSABLE SANS DÉLAIS !

Nous y revoilà, quelques mois après une expulsion brutale de l’occupation du Bois Lejuc survenue en juillet 2016, ce mercredi 26 avril le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a tranché : le bois est à nouveau expulsable sans délais, la préfecture peut réinvestir les sous-bois à grands renforts de grenades et bruit de bottes ! Mais cela ne se passera pas de la même manière, depuis un an nous nous sommes renforcés : nous avons été des centaines à réinvestir cette forêt, à y manifester, y lutter, y construire, y vivre et apprivoiser chacun de ses reliefs.
Des dizaines d’opposant.es se sont installées au fil des mois dans les villages autour de Bure, nous avons remporté une série de victoires juridiques et fait perdre de précieux mois à un projet qui joue la course contre la montre. À plusieurs reprises nous avons bloqué les tentatives de l’ANDRA de pénétrer dans le Bois et de reprendre des travaux.
Dès à présent nous appelons à venir nous rejoindre, nombreu.ses, durant les jours et semaines à venir. Nous sommes déterminées à opposer une résistance farouche en cas d’expulsion du Bois Lejuc !

jeudi 30 mars 2017

SDNM au SALON BIO DE METZ


Notre association sera présente sur le salon pendant les 3 jours.
Venez nous questionner,
Venez vous informer,
Venez vous documenter et
 comprendre les enjeux environnementaux liés à l'industrie nucléaire: radioactivité, transports, déchets, coûts financiers dans le Grand Est.
CONFÉRENCE DIMANCHE 23 AVRIL à 12h15

Téléchargez votre entrée gratuite sur le site:http://www.salonbioeco.com/metz/invitation